17 Fév 2008 - 00:53:01
Beauté pour les rêveurs comme moi et fardeau pour les réalistes qui ne pensent qu'à la lourde tâche du déneigement à venir, ces flocons ont quelque chose d'envoûtant. Énormes, légers et duveteux, j'ai envie de les comparer à des plumes ou à du pollen. Autour de moi, on s'active, on décide de ne pas trop trainer: il y a une vie à vivre. Et pourtant, moi, je ne peux tout simplement pas détacher mon regard de la fenêtre. Peut-être que la vie doit se vivre mais si on ne s'arrête pas, de temps en temps, pour en profiter un peu, c'est comme si on passait à côté. Dehors, la valse blanche accélère, de plus en plus d'invités se joignent au bal et la salle se met à tourner et à tourner de plus en plus rapidement. Je ne serait même pas surprise de voir... un ange, apparaître au beau milieu de toute cette agitation. Je m'imagine ses longs cheveux qui se perdent dans les plis de sa merveilleuse robe blanche; si blanche qu'on la croirait lumineuse. Je m'imagine que les flocons ne se promènent pas de gauche à droite, comme il y semble mais que leur tourbillon entoure littéralement ma maison. Je m'imagine une myriade de mondes cachés derrière ce rideau blanc et comme personne autour de moi ne voit quoi que ce soit, je décide de retourner d'où je viens, dans une société aussi agitée que cette tempête mais combien moins magique...
Syndication
Cet article n'a pas de Commentaire pour le moment...